À l'Ouest, rien de nouveau est un drame de Lewis Milestone sorti en 1930. Ce film traite de la Première Guerre mondiale et montre le côté des Allemands. Nous assistons aux évènements tragiques par l'intermédiaire d'une groupe d'amis qui vont êtres tous détruits par la guerre. Le personnage principal est Paul Bäumer (joué par Lew Ayres), un jeune homme qui était encore adolescent au moment de son enrôlement. Grâce à ce fil conducteur, nous suivons les discussions sur le sens de la guerre, tout ce qu'il y a de plus existentiel en temps de guerre...
Ce film ne contient presque pas de musique. C'est sûrement un choix artistique ou alors le réalisateur pensait qu'il n'avait pas besoin de ça pour la construction du film. Seules les images de violence suffisent.
Si vous souhaitez regarder ce film, ne vous découragez pas dès la première partie du film. Certes, elle contient des longueurs mais elles vont êtres largement compensées par la seconde partie plus profonde, surtout grâce à la scène finale final.
Je retiendrais aussi la bataille dans le cimetière, quand Paul est avec un soldat français et qu'ils se rendent compte qu'ils ne sont pas si différents.
Je trouve qu'on pardonne trop souvent les imperfections dans les films comme Le Dictateur de Charlie Chaplin ou de Metropolis de Fritz Lang. À l'Ouest, rien de nouveau mérite tout comme les autres films anciens une estime car, au temps des débuts du cinéma, les plans n'étaient pas pleins de messages subliminaux ou autre pour faire le que le spectateur aime, contrairement à aujourd'hui.
NOTA : À l'Ouest, rien de nouveau a reçu l'Oscar de la meilleure production (l'actuel meilleur film), et du meilleur réalisateur.
Fin du film. Cet article n'est réservé qu'aux personnes l'ayant vue.
Ça y est, ils sont tous morts. Tout les personnages. Bien entendu, on s'y attendait, mais à tout les coups on se sent déprimé. C'est cette fin qui m'a décidé à classer À l'Ouest, rien de nouveau dans mes films préférés. Bien sûr, le film comporte quelques faiblesses, mais je soutiens que c'est cette scène qui a donné naissance au cinéma de guerre contemporain. Quand nous arrivons à la conclusion, il y a une fatalité qui devait arriver...

Dans cette scène indescriptible, on retrouve Paul, le dernier survivant de la bande, assit contre un tranchée. Un petit sourire au lèvre, son regard se pose sur un papillon qui venait de se poser de l'autre côté des sacs de sable. Il s'avance peu à peu, pour pouvoir le toucher, mais il se rend compte que son bras est trop court. Il se lève donc de son refuge. Pendant ce temps, nous observons un tireur "ennemi" cherchant une cible à abattre tandis que la main de Paul ne cesse d'approcher le papillon. Tout d'un coup, nous entendons une détonation et voyons la main de Paul sursauter. La paume de la main s'étend peu à peu puis s'immobilise (pour ceux qui n'ont pas compris le 2nd degré, Paul meurt dans cette scène). Écran noir. Dans la scène qui suit, nous revoyons les têtes de la bande de copains et c'est à ce moment que nous nous rendons compte qu'ils sont tous morts. Je ne sais pas si je suis en mesure de commenter les dernières images, mais on ne peux contester le parallélisme beauté/horreur qu'elles créent.
C'est une des rares scènes du film où il y a une musique, un air fredonné par un harmonica (qui reste cependant très discret). On ne sais pas si il s'agit d'une musique "off" ou d'un soldat qui jouait de l'harmonica dans les tranchées pendant que Paul mourrait.
Voilà, je voulais rendre hommage à À l'Ouest, rien de nouveau, film ayant lancé la lignée des films pacificateurs sur la guerre. À l'Ouest, rien de nouveau n'est pas simplement un film anti-guerre. C'est LE film anti-guerre.
C'est tout pour ce film et pour mon premier article.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire