lundi 20 mai 2013

Seven

Seven est un polar réalisé par David Fincher et sorti en 1995.

William Somerset (Morgan Freeman) est un inspecteur de la criminelle proche de la retraite. Il va vivre sa dernière affaire avec le nouvel inspecteur David Mills (Brad Pitt) qui va prendre sa relève. Plongés dans cette affaire, les deux inspecteurs retrouvent la victime, un homme obèse, mort la tête dans son assiette de pâtes avec son estomac plein à craquer. Les inspecteurs déduisent rapidement qu'il s'agit d'un meurtre. Peu de temps après, l'inspecteur Mills est chargé d'une deuxième affaire : un avocat renommé est retrouvé cruellement assassiné avec le mot "avarice" inscrit par terre. Après quelques réflexions, l'inspecteur Somerset fait le rapprochement entre les deux affaires : il s'agit du même meurtrier. Somerset découvre aussi que le tueur s'inspire des sept péchés capitaux pour ses crimes : la gourmandise, l'avarice, la paresse, l'orgueil, la luxure, l'envie et la colère. Grâce à son interprétation devant le capitaine de police, Somerset parvient à prolonger un peu sa carrière à la criminelle. Il est donc autorisé de continuer les investigations avec l'inspecteur Mills pour aboutir sur le meurtrier.


Les deux personnages principaux sont assez contrastés : d'un côté nous avons Somerset, complètement blasé et pessimiste sur le monde, de l'autre côté, nous avons Mills, esprit jeune, fougueux et peur-de-rien. Ce qui m'a aussi amusé c'était que Saw de James Wan à été inspiré de long en large par ce film pour ses aspects "trash" comme le meurtre de la gourmandise ou de la paresse. Et aussi dans Phone Game de Joel Schumacher, le meurtrier légitime ses meurtres par la morale, comme dans la scène dans la voiture de Seven. De plus, Seven bénéficie d'un vénérable twist final qui est expliqué un peu en dessous.



Fin du film. Cet article n'est réservé qu'aux personnes l'ayant vue.



Après que les cinq premiers crimes se soient passés, nous nous demandons à quoi ressemblera les deux derniers péchés capitaux (l'envie et la colère). C'est comme ça que vers la fin du film, le criminel se livre dans le commissariat de police sans se défendre. Rien que le fait de voir Kevin Spacey dans le rôle du criminel est déjà un petit twist qui m'a surpris. Le criminel qui s'appelle John Doe dans le film demande à voir son avocat, un petit sourire aux lèvres. Sur ses mains on a analysé le sang d'une de ses dernières victimes, une jeune mannequin et le sang d'une autre personne qu'on n'a pas encore identifiée. On remarque également qu'il s'est arraché la peau des doigts pour éviter de laisser des empreintes digitales. Connaissant ses droits, on lui apporte son avocat avec qui il négocie avec la police pour qu'il mène les deux détectives aux deux derniers meurtres en échange de quoi il plaidera coupable. Somerset reste inquiet mais Mills accepte. John Doe conduit donc les deux détectives au milieu de nulle part. Pendant le trajet en voiture, le meurtrier affirme que Dieu lui a demandé de punir les maux de la société car le monde est un endroit horrible. Arrivé à destination, rien de spécial. Ils sont dans une région désertique isolée de la ville. Ils attendent quelques minutes puis vient une camionnette de livraison.


Cette scène mérite largement un nouveau paragraphe. Somerset vient intercepter la camionnette et laisse Mills et Doe seuls. Le camionneur dit qu'il ne sait rien et donne un colis à Somerset. Somerset laisse repartir le conducteur sans sa camionnette dans la direction où il se fera intercepter par la police. Pendant ce temps, John Doe dit au détective Mills combien il l'admire sans expliquer pourquoi. Somerset ouvre le colis et... commence à courir vers Mills en criant de ne pas écouter. Commence alors la scène pleine de tension du film. Doe dit qu'il est jaloux de la petite vie tranquille de Mills avec sa femme et qu'il a donc succombé au péché de l'envie. Somerset a eut beau courir vite... trop tard. John Doe a dit a Mills que le colis contient la tête de sa femme. Mills étourdit commence a dire au meurtrier qu'il ment. Celui-ci commence a surenchérir en disant que c'était pour la vie de Tracy, sa femme... et de l'enfant qu'elle attendait. Après un blanc de deux secondes, le criminel ajoute : "Oh ! Il ne savait pas...". Le visage de l'inspecteur Mills commence à se noircir puis il abat le meurtrier avec une balle dans la tête. Une fois John Doe à terre, il se déchaîne en vidant tout  son chargeur dans le corps du meurtrier. L'inspecteur Mills cède donc au péché de la colère. Au final, dans le plan du tueur, John Doe devait se faire punir par l'inspecteur Mills pour avoir commis le péché de l'envie et l'inspecteur Mills devait se faire punir par la justice pour avoir commis le péché de la colère. La question est maintenant "Est-ce que dans une telle situation, tuer John Doe reste un péché capital ?"

Sur ce je vous dis : courrez vite à la Fnac !

dimanche 7 avril 2013

Top 20 retournements de situation

Un retournement de situation final, un twist, un twist final ou encore twist ending pour les anglophones est une chute scénaristique qui se trouvent généralement (toujours) à la fin d'un film et qui chamboule une bonne partie de la trame en révélant un élément qui la remet en question. Vous savez, ces fins "Tu ne la devinera jamais" totalement imprévisibles. J'ai découvert les twists finaux il y a pas si longtemps et c'est fou l'intérêt que j'y porte maintenant. Ces types de fins sont clairement celles que je préfère, donc j'ai écrit cet article pour vous, les bonhommes qui regardent ce blog. Cette liste répertorie les films aux retournements de situation les plus fameux que je connaisse.

Je distingue deux types retournements de situation :

- La race aryenne des twist finaux, ceux dont la solution est sous nos yeux pendant 1 heure 30 de bobine, mais qu'on ose pas saisir (par exemple Sixième sensShutter Island ou Twilight (c'est une blague)). Dans ces films, le réalisateur s'amuse à mettre plein d'indices partout pour qu'on puisse deviner la fin, mais le spectateur se fait malmener par des fausses pistes alors que le secret est tout simple.

- Le type de fin (que je dirai pas un peu plus faible car certains de ces twists tels que Memento m'ont totalement remué) où la fin est élégante et qui peut nous surprendre autant que celles du dessus. Il n'y a pas d'indices et le retournement de situation est très difficile à deviner.

"Mais dire qu'un film a un twist final, c'est déjà le spoiler un peu" vous me direz. Pour ne pas spoiler les intrigues des films, j'ai fait en sorte que le texte concernant le twist d'un film ne sera visible que si l'on clique sur l'image appropriée. Cela évitera de flinguer les soirées films des lecteurs ne l'ayant pas vu.

Ah oui, dernier détail, "Luke, je suis ton père" de L'Empire contre-attaque n'est pas un twist final (j'ai vu ça sur un forum je sais plus trop où).


Cliquez sur les images pour lire les articles


Vanilla Sky (2001), de Cameron Crowe.


Incassable (2000), de M. Night Shyamalan.


La Planète des singes (1968), Franklin J. Schaffner.


Le Village (2004), de M. Night Shyamalan.


Seven (1995), de David Fincher.


Fight Club (1999), de David Fincher.


Saw (2004), de James Wan.


Le Prestige (2006), de Christopher Nolan.


Old Boy (2003), de Park Chan-wook.


Memento (2000), de Christopher Nolan.




Usual Suspects (1995), de Bryan Singer.


1. Sixième Sens (1999), de M. Night Shyamalan.

mercredi 3 avril 2013

Ed Wood

Ed Wood est un biopic réalisé par Tim Burton et sorti en 1994. Ce film raconte l'histoire d'Ed Wood, un réalisateur dans les années 1950, qui fut connu pour être "le plus mauvais réalisateur de tous les temps". Ce personnage, connu pour se travestir dans ses films, à été aussi l'auteur de Glen or Glenda?, Bride of the Monster ou encore Plan 9 from Outer Space, sacrés êtres les films les plus pourris de l'histoire.

Tout d'abord du niveau esthétique, Ed Wood a été tourné en noir et blanc, sûrement pour nous replonger dans les années 50 avec le cinéma hollywoodien. Du côté casting, retrouvons encore une fois Johnny Depp, l'alter ego de Burton, Martin Landau, qui joue superbement bien le rôle de Béla Lugosi (il remportera d'ailleurs un Oscar pour cette performance). Du point de vue scénaristique, le film se veut très proche de la réalité. Malgré quelques petites longueurs, il reste une perle rare d'humour travaillé et fin.


J'ai toujours apprécié les films sur les "génies incompris" du style Man on the Moon, ils sont tous remplis d'humour et d'émotion. C'est de cette manière que je me suis convaincu de regarder Ed Wood pour la première fois. Franchement, je n'ai absolument pas été déçu et ai même été enchanté par ce film. Comme je disais, ce film retrace l'histoire d'un réalisateur qui accumule les revers mais qui ne désespère pas. Johnny Depp rentre bien dans le caractère énergique, naïf, souvent souriant. Voulant se différencier dans l'industrie du cinéma, il demande a Georgie Weiss de produire un film sur la première personne a s'être fait changer de sexe, Christine Jorgensen. Par la suite, il rencontre Béla Lugosi, l'ancien acteur de Dracula, devant des pompes funèbres. Les deux monsieurs sympathisent très rapidement et Wood crée vite un petit réseaux pour ses productions. Il se lance alors dans son long-métrage Glend or Glenda? où il sera acteur, scénariste, réalisateur et producteur. Entre temps, Lugosi tombe dans une profonde dépendance à la morphine.

Bon, au lieu de déflorer l'ensemble du film, je vais conclure avec ce poème sur le cinéma qui mérite d'être vu le plus vite possible.

lundi 1 avril 2013

Apocalypse Now

Apocalypse Now est un "river-movie" réalisé par Francis Ford Coppola et sorti en 1979. Ce film se concentre sur la mission d'un soldat, le capitaine Willard, qui au cœur de la guerre du Vietnam doit éliminer le colonel Kurz, car les services secrets militaires jugent ses techniques "malsaines". Le colonel Kurz est un vétéran de l'armée qui a autrefois eut une carrière brillante mais qui tout d'un coup se transforme mystérieusement en un seigneur de guerre incontrôlable et sanguinaire. Celui-ci a pris la tête d'un groupe d'indigène qui le vénèrent au-delà de la frontière du Cambodge et tue les ennemis Vietnamiens avec une rare violence.

Avant tout, je tiens à préciser que je n'ai vu que la version Apocalypse Now Redux avec ses 53 minutes supplémentaires (il y a quelques scènes de plus qui ont étés rajoutées dans le nouveau montage fait en 2001). Tout d'abord j'avais hésité à regarder ce film et je me disais : "Tiens, maintenant c'est Coppola qui nous sort un director's cut...". Grosse badasserie : Apocalypse Now Redux est un film cultissime rien que pour sa réalisation géniale.

"J'aime l'odeur du napalm au petit matin, elle a une odeur de victoire" dit le lieutenant Kilgore coiffé d'un invraisemblable chapeau de cavalerie. Alors je sais, des centaines d'articles ont débutés par cette citation, mais je trouve qu'elle donne tout de suite le ton du film, l'ambiance cauchemardesque. Donc dès le début nous sommes immergés dans le film grâce a la musique The End des Doors. Ensuite suit la fameuse scène de la Chevauchée des Walkyries avec l'attaque des hélicos (ça a été amusant de voir que l'attaque en hélicos de La Chute du faucon noir à été largement inspirée par cette scène). Dans cette scène le réalisateur voulait montrer ce massacre gratuit

La fin est assez curieuse. Au début, le réalisateur veut nous montrer des scènes de guerre ultras-viriles mais avec la fin du film et la partie avec Kurz, Francis Ford Coppola veut nous plonger dans une réflexion sur l'horreur. En fait, le réalisateur le dit lui même : "J'ai commencé par faire un film de guerre ordinaire qui est devenu de plus en plus étrange pour moi et j'ai voulu que le spectateur fasse le même voyage que moi". Son projet est de nous faire entrer dans sa folie douce et son style hallucinatoire à travers le périple initiatique du capitaine Willard.

La version Redux a une grosse baisse de rythme : la scène avec la plantation des frenchies. Ou encore le moment ou l'on voit le visage du colonel Kurz clairement et qu'il lit les informations devant le capitaine Willard ce qui ruine complètement l'aspect demi-dieu du colonel Kurz et ça me fait un peu regretter la version originale du film. 

Bon, les atouts maintenant. Le film n'a pas vieilli du tout. Les prodiges pyrotechniques, les décors, l'humour tragi-comique travaillé pour donner honte au spectateur de rire de choses dramatiques. La photographie aussi impose un contexte totalement particulier au film. La teinte jaune orangé et le sténopé omniprésent ne font que graver les plans dans la mémoire.

Martin Sheen fait ses preuves en vedette. Il était particulièrement attaché à son rôle : il s'était ouvert le poing en frappant le miroir au début du film pour mieux rentrer dans la peau de son personnage. Il eut notamment un infarctus au début du tournage. Ensuite, les plateaux de tournage furent ravagés par une tornade et Coppola tombe peu à peu dans des délires extravagants. Quand à Robert Duvallau plus haut de sa forme, on le trouve dans la peau du lieutenant-colonel hystérique Kilgore qui a idée faire du surf au milieu des obus et des balles. Le colonel Kurz s'impose en tant que la personnalité la plus charismatique du film. On ne peut qu'apprécier la dualité pacifiste/barbare du colonel Kurz qui est admirablement bien interprétée par Marlon Brando (c'est son dernier grand rôle). Enfin viennent les acteurs tels que Laurence Fishburne (Morpheus !), Dennis Hopper, ou encore Francis Ford Coppola qui s'est invité dans son propre film (il a perdu quarante kilos dans l'aventure).

Voilà, je me suis efforcé de condenser tous les atouts de ce film qui lui vont en faveur. Quoi qu'il en soit, ce film est une pure tuerie qui peut être vue et revue sans le moindre ennui.

mercredi 27 mars 2013

100 films à voir

C'est une liste de 100 films qui se base directement sur mes propres goûts. C'est donc mes films préférés. Ce n'est pas un top 100, car mes préférences varient en fonction d'un paramètre aléatoire : l'humeur. Je n'élève pas un film plus qu'un autre. Pas la peine d'aboyer si j'ai oublié des films : soit je ne les ai pas vus, soit je l'ais ai moins appréciés. J'attends avec impatience vos suggestions de films.

ATTENTION : ce n'est qu'une liste subjective.

Cliquez sur les noms en vert pour voir les articles des films critiqués sur ce blog

- 12 hommes en colère
- 300
- À la recherche du bonheur
- American Beauty
- American History X
- Arrête-moi si tu peux
- Blood Diamond
- Braveheart
-Danse avec le loups
- Donnie Darko
- Edward aux mains d'Argent
- Ed Wood
- Eternal Sunshine of the Spotless Mind
- Fight Club
- Forrest Gump
- Full Metal Jacket
- Gran Torino
- Il était une fois en Amérique
- Il faut sauver le soldat Ryan
- Inception
- Into the Wild
- L'Effet Papillon
- La Ligne rouge
- La Ligne verte
- La Liste de Schindler
- Las Vegas Parano
- Le Bon, la Brute, le Truand
- Le Dictateur
- Le Pianiste
- Le Prestige
- Les Affranchis
- Le Seigneur des Anneaux (trilogie)
- Le Tombeau des Lucioles
- Les Évadés
- Little Big Man
- Man on the Moon
- Matrix (trilogie)
- Memento
- Mystic River
- Old boy
- Orange méchanique
- Philadelphia
- Phone Game
- Platoon
- Pulp Fiction
- Requiem for a Dream
- Reservoir Dogs
- Retour vers le futur (trilogie)
- Seven
- Shining
- Shutter Island
- Sin City
- The Big Lebowski
- There Will Be Blood
- The Truman Show
- Titanic
- Un monde meilleur
- Usual Suspects
- Virgin Suicides
- Vol au dessus d'un nid de coucou
- Voyage au bout de l'enfer
- V pour Vendetta

dimanche 3 mars 2013

Bienvenue à Timédia

Qui est-tu ?

Je suis simplement un passionné du cinéma qui profite de ses heures perdues pour affiner ses connaissances en la matière.

Ah oui, je pique les bonnes idées aussi.

Pourquoi ce blog ?

Ce blog est consacré au cinéma. Je l'ai créé car ce domaine est tout simplement une de mes grandes passions mais cela ne sous-entend pas que je prétends avoir une culture cinématographique très aboutie. J'espère recevoir de vos conseils pour m'accomplir dans ma passion et j'espère également pouvoir vous aider à élargir vos connaissances cinématographiques.
J'aime partager mes impressions d'un film, c'est donc pour cela que mes proches m'ont conseillé de faire un blog. Je suis donc ici pour partager mon ressenti.
Dans ce blog, je m'efforcerais de me faire le moins possible influencer par les grandes plateformes qui affirment qu'il existe des "chefs d'oeuvre objectifs" et j'essayerai de me démarquer au maximum. Je me détacherai aussi de l'argumentation "classique" (en trois parties etc...). Je me laisserai aller et ne cherchera pas à académiser mes critiques.

Qu'est-ce que je pourrais voir dans ce blog ?

Des critiques de films (positives), des analyses, des images de films, des fiches sur des personnes du cinéma...
Les critiques et les analyses ne seront pas extrêmement poussées ; elles ne se baseront que de mes sentiments sur ce film.

À l'Ouest, rien de nouveau

À l'Ouest, rien de nouveau est un drame de Lewis Milestone sorti en 1930. Ce film traite de la Première Guerre mondiale et montre le côté des Allemands. Nous assistons aux évènements tragiques par l'intermédiaire d'une groupe d'amis qui vont êtres tous détruits par la guerre. Le personnage principal est Paul Bäumer (joué par Lew Ayres), un jeune homme qui était encore adolescent au moment de son enrôlement. Grâce à ce fil conducteur, nous suivons les discussions sur le sens de la guerre, tout ce qu'il y a de plus existentiel en temps de guerre...

Ce film ne contient presque pas de musique. C'est sûrement un choix artistique ou alors le réalisateur pensait qu'il n'avait pas besoin de ça pour la construction du film. Seules les images de violence suffisent.

Si vous souhaitez regarder ce film, ne vous découragez pas dès la première partie du film. Certes, elle contient des longueurs mais elles vont êtres largement compensées par la seconde partie plus profonde, surtout grâce à la scène finale final.
Je retiendrais aussi la bataille dans le cimetière, quand Paul est avec un soldat français et qu'ils se rendent compte qu'ils ne sont  pas si différents.

Je trouve qu'on pardonne trop souvent les imperfections dans les films comme Le Dictateur de Charlie Chaplin ou de Metropolis de Fritz LangÀ l'Ouest, rien de nouveau mérite tout comme les autres films anciens une estime car, au temps des débuts du cinéma, les plans n'étaient pas pleins de messages subliminaux ou autre pour faire le que le spectateur aime, contrairement à aujourd'hui.

NOTA : À l'Ouest, rien de nouveau a reçu l'Oscar de la meilleure production (l'actuel meilleur film), et du meilleur réalisateur.



Fin du film. Cet article n'est réservé qu'aux personnes l'ayant vue.



Ça y est, ils sont tous morts. Tout les personnages. Bien entendu, on s'y attendait, mais à tout les coups on se sent déprimé. C'est cette fin qui m'a décidé à classer À l'Ouest, rien de nouveau dans mes films préférés. Bien sûr, le film comporte quelques faiblesses, mais je soutiens que c'est cette scène qui a donné naissance au cinéma de guerre contemporain. Quand nous arrivons à la conclusion, il y a une fatalité qui devait arriver...

Dans cette scène indescriptible, on retrouve Paul, le dernier survivant de la bande, assit contre un tranchée. Un petit sourire au lèvre, son regard se pose sur un papillon qui venait de se poser de l'autre côté des sacs de sable. Il s'avance peu à peu, pour pouvoir le toucher, mais il se rend compte que son bras est trop court. Il se lève donc de son refuge. Pendant ce temps, nous observons un tireur "ennemi" cherchant une cible à abattre tandis que la main de Paul ne cesse d'approcher le papillon. Tout d'un coup, nous entendons une détonation et voyons la main de Paul sursauter. La paume de la main s'étend peu à peu puis s'immobilise (pour ceux qui n'ont pas compris le 2nd degré, Paul meurt dans cette scène). Écran noir. Dans la scène qui suit, nous revoyons les têtes de la bande de copains et c'est à ce moment que nous nous rendons compte qu'ils sont tous morts. Je ne sais pas si je suis en mesure de commenter les dernières images, mais on ne peux contester le parallélisme beauté/horreur qu'elles créent.

C'est une des rares scènes du film où il y a une musique, un air fredonné par un harmonica (qui reste cependant très discret). On ne sais pas si il s'agit d'une musique "off" ou d'un soldat qui jouait de l'harmonica dans les tranchées pendant que Paul mourrait.

Voilà, je voulais rendre hommage à À l'Ouest, rien de nouveaufilm ayant lancé la lignée des films pacificateurs sur la guerre. À l'Ouest, rien de nouveau n'est pas simplement un film anti-guerre. C'est LE film anti-guerre. 
C'est tout pour ce film et pour mon premier article.